Lucie Laurier
« C'est avec beaucoup d'émotion que je tiens à vous communiquer la fierté que j'ai à être porte-parole officielle de L'Envol. »
J'adhère complètement à la démarche et à la philosophie de cet organisme qui offre des services d'aide et d'accompagnement aux jeunes mères de la Rive-Sud et à leurs enfants. Devenir porte-parole n'est pas quelque chose que je prends à la légère; il y a beaucoup de causes, de situations qui me touchent dans la vie mais évidemment, je suis particulièrement sensible à la situation des jeunes mères parce que comme toutes les jeunes femmes qui fréquentent l'organisme, je suis devenue mère très jeune. J'ai eu mon fils Timothy à 17 ans. Ma famille ayant été très supportante, je n'ai pas eu à recourir aux services de L'Envol. Ce n'est malheureusement pas la situation de toutes!
Ce n'est pas pour rien qu'on dit : I> B>donner naissance. /B> /I> Donner naissance, c'est un don de soi mais c'est aussi un partage. Je pense que la maternité, « avoir un enfant » c'est donner mais c'est aussi recevoir ce que l'enfant nous donne, c'est être à l'écoute. C'est évident que lorsque l'on a du mal à payer le loyer, lorsqu'on a pas de travail, lorsque notre « chum est parti » ou lorsque la famille n'est pas derrière nous, les problèmes deviennent plus graves et prennent le contrôle de notre vie. On ne peut pas être à l'écoute de notre enfant dans ces moments-là. Nous avons toutes besoin d'aide à un moment ou à un autre. Certaines comme moi ont simplement la chance de ne pas avoir eu à demander cette aide. Même si elle vient de l'extérieur, cette aide est toute aussi précieuse; L'Envol répond à un besoin essentiel dans notre société.
« Tomber » enceinte quand on a 15, 16 ou 17 ans c'est incroyablement difficile, car les gens ont des préjugés. Un enfant ça te remet aussi en question constamment. À l'âge où on commence à devenir une femme, à l'âge où on sort à peine de l'enfance, on met un enfant au monde. I> B>On s'élève en même temps qu'on élève notre enfant. /B> /I> L'enfant au départ je pense qu'il veut aimer sa mère comme sa mère l'aime. Il est prêt à la comprendre, à l'excuser. Je pense que la plus belle chose que l'on peut démontrer à un enfant, c'est d'être une personne vraie, authentique et humaine. Même en faisant des erreurs, même dans le doute ou submergée d'émotions, c'est incroyable ce que l'on donne à notre enfant. Je pense que toutes les mères de la terre se sont déjà demandées si elles étaient des bonnes mères. À L'Envol on ne demande pas à ces jeunes femmes de devenir des mères parfaites, seulement des mères humaines et attentives à leurs besoins, des mères qui veulent développer davantage leurs capacités afin d'en arriver à se sentir confiantes d'accompagner leur enfant jusqu'à l'âge adulte.
J'encourage L'Envol à favoriser les liens d'attachement entre les mères et leurs enfants et à essayer de leur transmettre des outils pour qu'elles se sentent valorisées. I> B>J'adhère aussi au principe de respect des jeunes dans leur unicité, c'est primordial pour moi. /B> /I> Il faut une compréhension, une écoute plutôt qu'un jugement. Le projet Liberté, entre autres, me touche énormément. Quand on consomme, on a le droit d'être écoutée et aussi le droit de s'exprimer. La culpabilité est énorme quand on est mère. Une mère dépendante qui assiste à des ateliers, c'est une fille qui identifie sa situation et qui, en quelque sorte, recherche des réponses. Elle sera écoutée et guidée par les intervenantes à L'Envol.
Je suis vraiment honorée d'avoir été choisie porte-parole. Par contre, je ne veux surtout pas en devenan